Quelques chaises en plastique posées sur une terrasse, c'était encore la norme il y a quelques années. Aujourd'hui, les entreprises pensent autrement leurs espaces extérieurs. Et pour cause : un espace outdoor bien pensé, c'est bon pour les équipes, pour l'image, et même pour les résultats. Mais comment s'y prendre sans se tromper de mobilier, ni de budget ? C'est ce qu'on va voir ensemble.
Pourquoi les entreprises s'intéressent-elles autant aux espaces de travail en plein air ?
La réponse tient en un mot : bien-être. Selon l'ANACT, la qualité de l'environnement de travail est l'un des trois premiers critères qui poussent un salarié à rester dans une entreprise. Et l'espace physique, y compris l'extérieur, compte vraiment dans l'équation.
Les chiffres vont dans le même sens. Le rapport Steelcase Global 2024 montre que les salariés qui ont accès à des espaces de travail variés, dont des espaces en plein air, se déclarent 88 % plus engagés que ceux qui ne quittent jamais leur bureau.
Ce n'est pas anodin. La lumière naturelle fatigue moins les yeux, l'air frais aide à se recentrer, et sortir du bureau, même cinq minutes, fait du bien à la concentration.
En pratique, les entreprises aménagent leurs terrasses ou cours pour trois usages bien distincts : manger dehors le midi, tenir des réunions informelles à l'extérieur et offrir un espace de pause qui change vraiment de l'open space.
Est-ce que c'est vraiment durable, ou juste un effet de mode post-Covid ?
Bonne question. Et la réponse, c'est non, ce n'est pas un effet de mode. Selon Statista, le marché du mobilier de bureau professionnel en Europe a progressé de 6,2 % entre 2022 et 2024, avec une forte poussée du segment extérieur BtoB. Les responsables achat qui ont participé à cette étude citent deux raisons principales : la qualité de vie au travail et les engagements RSE de leur entreprise. Ce sont des motivations de fond, pas des tendances passagères.
Ce qui sépare vraiment le mobilier extérieur professionnel du mobilier grand public
C'est souvent là que les entreprises se font avoir. Un salon de jardin acheté en grande surface peut sembler une bonne affaire. Quelques mois plus tard, une chaise qui s'affaisse, une table qui rouille, un revêtement qui part en lambeaux... et le coût réel explose.
Le mobilier professionnel est fabriqué pour être utilisé chaque jour, par des dizaines de personnes différentes, dans toutes les conditions. Ce n'est tout simplement pas le même produit.
Quel matériau choisir selon l'usage et la région ?
L'aluminium thermolaqué est la valeur sûre pour un usage professionnel. Il ne rouille pas, supporte les écarts de température et ne demande presque aucun entretien. C'est le choix le plus pragmatique, surtout dans les régions côtières ou très ensoleillées.
La résine tressée haute densité, montée sur structure aluminium, tient bien aux UV et donne un rendu moderne que beaucoup d'entreprises apprécient dans les espaces d'accueil ou de réception. Un détail à vérifier : les produits professionnels supportent un indice UV de classe 8 à 10, contre 4 à 5 seulement pour les versions grand public.
Le teck certifié FSC convient aux entreprises qui veulent quelque chose de plus chaleureux, notamment dans les zones de détente. Il dure plus de 20 ans si on prend soin de l'huiler une fois par an.
Un conseil concret qu'on ne trouve pas souvent : vérifiez l'épaisseur des tubes en aluminium dans les structures. Le standard professionnel, c'est 30 mm minimum. En dessous, vous achetez du résidentiel, quelle que soit l'étiquette sur l'emballage.
Y a-t-il des normes à connaître avant d'acheter ?
Oui, et c'est utile de les connaître pour bien comparer les offres. La norme NF EN 581 encadre la stabilité et la résistance des sièges et tables d'extérieur. Pour un usage professionnel, les sièges doivent passer des tests de charge répétés qui simulent une utilisation intensive.
Concrètement : une table professionnelle doit supporter au moins 100 kg sur son plateau, une chaise doit résister à plus de 150 kg en test de charge. Si un fournisseur ne peut pas vous fournir ces données, c'est un signal d'alerte.
Pour les pièces en bois, la certification PEFC ou FSC garantit que le bois vient de forêts gérées durablement. C'est un critère que beaucoup d'entreprises intègrent désormais dans leurs cahiers des charges RSE.
Comment concevoir un espace extérieur qui sera vraiment utilisé ?
Du bon mobilier mal agencé, ça reste un espace vide. La réflexion sur l'usage est aussi importante que le choix des produits.
Faut-il séparer les espaces de réunion et de pause ?
Si vous avez la place, oui, c'est mieux. Quand on mélange les usages, des tensions apparaissent vite : des collaborateurs en réunion gênés par le bruit du déjeuner ou d'autres qui n'osent pas s'asseoir pour se reposer parce que l'endroit fait "trop officiel".
L'idée, c'est de créer trois petites zones, même dans un espace réduit. Une zone conviviale avec des tables hautes pour les échanges rapides. Une zone de réunion avec des tables de 4 à 6 places et des chaises stables. Et une zone de décompression avec des sièges plus confortables, quelques plantes, une ambiance plus apaisée.
Pour délimiter ces espaces sans construire quoi que ce soit, les claustras font très bien l'affaire. Un claustra végétal ou en aluminium crée une vraie séparation visuelle, réduit le bruit de 3 à 5 dB et rend l'espace tout de suite plus agréable. C'est une astuce simple que peu de gens pensent à utiliser.
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Comment relier l'espace extérieur au reste des bureaux ?
Un espace outdoor qui fonctionne, c'est un espace qui s'inscrit dans la continuité de l'intérieur. Si le mobilier outdoor est dans un style complètement différent de celui des bureaux, ça crée une rupture bizarre que les collaborateurs ressentent, même inconsciemment.
La cohérence des couleurs et des matériaux entre l'intérieur et l'extérieur fait vraiment la différence. Et autre chose souvent oubliée : l'accessibilité. Un espace extérieur auquel il faut traverser tout l'open space pour accéder ne sera jamais vraiment utilisé. Si c'est compliqué d'y aller, les gens n'y vont pas.
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Quelles sont les erreurs les plus courantes quand on achète du mobilier outdoor pour une entreprise ?
Oublier de penser à l'hiver
C'est l'erreur numéro un. Certains matériaux ne supportent pas le gel ou doivent être stockés entre octobre et avril. Si vous n'avez pas de local de stockage adapté, choisissez dès le départ des matériaux qui peuvent rester dehors toute l'année : l'aluminium thermolaqué et la résine haute densité sont faits pour ça.
Acheter trop peu de places assises
Une terrasse de 40 m² semble grande. Avec du soleil au mois de juin, elle sera pleine à craquer. Une règle simple : prévoyez toujours 30 à 40 % de places de plus que ce que vous pensez nécessaire. Mieux vaut avoir un peu trop de chaises que de voir la moitié des équipes rentrer manger à leur bureau.
Négliger les accessoires
Les parasols déportés, les éclairages outdoor LED et les petits détails pratiques semblent secondaires au moment du budget. Mais ce sont eux qui décident si votre espace est utilisé le matin, le soir, ou par temps couvert. Un espace qui ne fonctionne que par beau temps et en plein après-midi reste vide 80 % du temps.
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Le mobilier extérieur de bureau, c'est déductible des impôts ?
Oui, dans la grande majorité des cas. Le mobilier extérieur acheté pour l'activité de votre entreprise est déductible fiscalement, comme n'importe quel équipement professionnel. Il s'inscrit à l'actif et s'amortit sur sa durée de vie utile, généralement entre 5 et 7 ans pour du mobilier d’extérieur.
Une précaution tout de même : si votre terrasse est accessible à des personnes extérieures à l'entreprise (clients, visiteurs...), des règles un peu différentes peuvent s'appliquer. L'avis de votre expert-comptable reste le plus sûr avant de trancher.
FAQ - Mobilier extérieur professionnel pour entreprises
Le mobilier professionnel coûte-t-il vraiment plus cher que le mobilier grand public ?
À l'achat, oui, de 30 à 50 % environ. Mais sur 10 ans, le coût total est souvent plus bas, parce qu'on ne remplace pas, on n'entretient presque pas et on ne perd pas d'image avec du mobilier abîmé.
Comment entretenir du mobilier outdoor professionnel ?
L'aluminium et la résine se nettoient deux à trois fois par an à l'eau savonneuse. Le teck se huile une fois par an. Les textiles outdoor se lavent à l'eau froide, sans produit abrasif. Un nettoyage avant l'hiver fait beaucoup pour prolonger la durée de vie du mobilier.
Faut-il un permis pour aménager une terrasse d'entreprise ?
Pour poser du mobilier mobile sur une terrasse existante, non. En revanche, si vous prévoyez des travaux, ancrage au sol, pergola fixe ou pergola bioclimatique, une déclaration préalable peut être nécessaire. À vérifier directement auprès de votre mairie.
Quels labels environnementaux regarder pour un achat responsable ?
Le FSC ou PEFC pour les pièces en bois, le label NF Environnement pour les produits fabriqués en France et la certification Greenguard pour les émissions. Pour les entreprises qui publient un rapport RSE, ces références sont utiles à avoir.
Avant de vous lancer
Aménager un espace de travail extérieur, ça ne s'improvise pas. C'est un projet qui touche à la fois l'image de votre entreprise, le confort de vos équipes et votre capacité à garder vos talents.
La bonne démarche, c'est de partir des usages réels de vos collaborateurs, de choisir des matériaux adaptés à votre contexte, et de travailler avec un partenaire qui connaît les spécificités du cadre professionnel. Nos responsables grands comptes sont là pour ça : accompagnement personnalisé, plans 2D/3D, livraison et montage inclus.
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